L’entreprise publique chinoise Guangzhou Automobile Group (GAC) entrera sur le marché japonais des véhicules électriques (VE) à l’été 2026, selon Nikkei. La société prévoit de vendre ses véhicules électriques de marque Aion par l’intermédiaire de concessionnaires locaux, en visant 200 commandes de véhicules en 2026 et en visant à porter ce chiffre à 2 000 unités en 2027. Cette décision fait suite aux précédentes entrées sur le marché japonais de BYD et Geely, alors que les fabricants chinois de véhicules électriques cherchent à se développer au-delà du marché intérieur hautement concurrentiel.
Les ventes au Japon seront assurées par M Mobility Japan, basée dans le quartier de Nakano à Tokyo. GAC lancera dans un premier temps deux modèles : le compact Aion UT Hactback et le SUV Aion V. L’Aion UT débutera à 3,3 millions de yens (environ 14,98 millions de yuans ou 14 980 USD), tandis que le SUV Aion V débutera à 5 millions de yens (environ 22,70 millions de yuans ou 22 700 USD). Les deux modèles prendront en charge la norme japonaise de recharge rapide CHAdeMO, et les premières ventes seront limitées aux entreprises clientes nécessitant des véhicules à usage professionnel.
Le groupe GAC a été créé en 1997 et exploite des coentreprises avec Toyota et Honda en Chine. L’entreprise a lancé la marque Aion EV en 2018, en se concentrant exclusivement sur la mobilité électrique. En incluant à la fois les véhicules électriques et les modèles de coentreprise, GAC a vendu 2 millions de véhicules en 2024. La croissance des ventes nationales a récemment ralenti dans un contexte de concurrence intensifiée, avec des ventes totales de janvier à septembre 2025 en baisse de 11 % sur un an à 1,18 million d’unités, et les ventes de la marque Aion en baisse de 20 % à 180 000 unités.
GAC poursuit son expansion à l’étranger depuis 2023, pénétrant l’Asie du Sud-Est avec la Thaïlande comme premier marché, annonçant une entrée sur le marché britannique en 2025 et prévoyant d’entrer au Japon comme prochain objectif. La société considère que le marché japonais des véhicules électriques est globalement sous-développé, mais voit un potentiel dans les segments à usage professionnel. D’autres constructeurs automobiles chinois sont également entrés au Japon, notamment la marque Zeekr de Geely, reflétant la concurrence croissante de la Chine.
BYD est présent au Japon depuis 2023, avec 3 508 véhicules vendus de janvier à novembre 2025, soit une augmentation de 64 % sur un an. BYD prévoit de lancer le Racco, un véhicule électrique léger destiné aux marchés étrangers, en 2026, avec des adaptations de conception, notamment des portes coulissantes populaires au Japon. Les ventes actuelles de véhicules électriques au Japon sont faibles, avec 55 380 unités vendues jusqu’en novembre 2025, ce qui représente environ 1,5 % des ventes totales de voitures neuves, parmi les parts les plus faibles des marchés développés.
Les constructeurs japonais réagissent avec des offres de véhicules électriques mises à jour, notamment le bZ4X partiellement révisé de Toyota, la nouvelle Leaf de Nissan et le premier véhicule électrique de Suzuki, l’e-Vitara. À mesure que les entreprises chinoises et japonaises élargissent leur gamme de véhicules électriques, la concurrence sur le marché japonais devrait s’intensifier.
L’entrée japonaise de GAC en 2026 se concentrera sur les modèles Aion UT et V, ciblant initialement les entreprises clientes, avec une expansion plus large prévue pour 2027.