Le PDG de Renault, François Provost, a déclaré que le constructeur automobile français ne vendrait pas de voitures en Chine à court terme, compte tenu de l’évolution du secteur. Au lieu de cela, Renault s’intégrera dans la chaîne d’approvisionnement chinoise pour vendre des voitures dans le monde entier.
François Provost a assisté à un événement médiatique avec de nombreux médias lors de sa première visite en Chine depuis qu’il est devenu PDG en juillet 2025. Il possède une connaissance approfondie du marché chinois puisqu’il a précédemment occupé le poste de directeur général des opérations de Renault en Chine et dans la région Asie-Pacifique. Le média chinois Late Post a eu une conversation avec le PDG de Renault, révélant ses projets pour la Chine.
Renault en Chine
François Provost a déclaré que Renault ne reviendrait pas en Chine pour vendre des voitures à court terme en raison de la concurrence féroce et de la guerre des prix « perdant-perdant » en cours. Le constructeur automobile français a conclu des projets communs avec Dongfeng et Brilliance en 2020. Cependant, le haut dirigeant a souligné que Renault s’intégrerait profondément dans la chaîne d’approvisionnement chinoise.
Selon le PDG, Renault est prêt à investir des fonds suffisants pour assurer la différenciation des produits et conserver les actifs de la marque technologique même après une intégration profonde dans l’écosystème chinois. Provost a expliqué que de nombreuses entreprises chinoises se développent rapidement dans le monde entier pour poursuivre des bénéfices plus élevés. Cela signifie que le constructeur automobile français devrait être prêt à faire face à une concurrence qui s’intensifie en dehors de la Chine.
L’un des principaux partenaires de Renault en Chine est Geely. Provost a partagé que les deux entreprises ont une vision compatible et coopèrent dans un mode gagnant-gagnant. Did Auto vous rappelle que Renault et Geely dirigent actuellement la coentreprise Horse Powertrain qui a une capacité de production de 5 millions d’unités de transmission par an. Les deux parties développent également conjointement des voitures de marque Renault fabriquées en Corée du Sud. Enfin, Renault et Geely ont établi une coopération au Brésil.

Selon Provost, Renault trouve des moyens de persuader davantage de personnes de passer aux voitures électriques sur leur marché principal, qui est l’Europe. Pour ce faire, le constructeur automobile français explore activement les prolongateurs d’autonomie et les hybrides rechargeables parallèles. François a admis que Renault peut rapidement réaliser la production et le déploiement de véhicules à énergies nouvelles avec une rentabilité améliorée en partageant la technologie d’électrification de Geely.
Il convient de souligner que Renault a établi un centre de R&D en Chine en 2024. Il suit une stratégie « locale pour mondiale » consistant à développer des produits à l’étranger en bénéficiant des avantages de la chaîne d’approvisionnement chinoise. Le premier exemple réussi de cette démarche est le projet Renault Twingo. François Provost a conclu que la Chine jouera un rôle clé dans l’expansion du marché mondial de Renault
Commentaire de l’éditeur
Actuellement, nous constatons qu’un nombre croissant d’entreprises automobiles mondiales commencent à collaborer avec la Chine. Par exemple, Mercedes-Benz collabore avec Geely sur les technologies ADAS et de groupe motopropulseur. Volkswagen développe des véhicules utilisant les technologies Xpeng. Et Toyota produit des véhicules basés sur les solutions de GAC et BYD.
Renault ne fait pas exception à cette règle et s’associe également à des entreprises chinoises. Geely est clairement devenu l’un des principaux partenaires du constructeur automobile français. Actuellement, la coopération entre les deux sociétés s’avère fructueuse. Cependant, il est possible qu’à l’avenir, les produits Geely et Renault soient en concurrence sans coordination claire. Dans un tel cas, les relations entre les entreprises pourraient se détériorer, comme cela s’est produit avec Renault et Nissan.